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L'Agenda 21e siècle local de Sorel-Tracy

Daniel Drouin
Relever les défis du 21e siècle
 
 
 
  Présentation de l'Agenda 21e siècle local de Sorel-Tracy
 
La démarche d’Agenda 21e siècle local (A21L) de Sorel-Tracy (Québec) prend racine sur le territoire de la ville du même nom (58,56 km2) et concerne la population (approximativement 35 000 personnes) qui y vit et les organisations qui y oeuvrent. La ville de Sorel a été fondée en 1642, ce qui confère à Sorel-Tracy la caractéristique d’être la 4e plus ancienne ville du Canada. Sorel-Tracy est située à environ 70 km au Nord-Est de Montréal, en Montérégie, à mi-chemin avec la ville de Trois-Rivières. Le territoire se trouve à la confluence du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Richelieu, à l’entrée du lac Saint-Pierre, un plan d’eau dont la valeur est reconnue par un statut de Réserve mondiale de la Biosphère de l’Unesco.
 
La démarche d’A21L à Sorel-Tracy a été initiée suite au concours de trois éléments essentiels :
 

un contexte d’implantation favorable ;

une expertise disponible ;

et des ressources financières suffisantes.

 
L’idée de faire un A21L à Sorel-Tracy a émergé en 2003. Des universitaires et professionnels, regroupés au sein d’une infrastructure de partenariat nommée Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale (ARUC-ÉS), ont mis sur pied un projet pilote devant faciliter la mise en place d’A21L au Québec. La démarche a débuté après deux ans d’efforts et l’obtention du soutien financier (près de 150 000 $) du Fonds d’action québécois en développement durable (FAQDD) et de deux municipalités (20 000 $ chacune). Étant donné le dynamisme et l’ouverture de nombreux acteurs de Sorel-Tracy envers le développement durable (DD), dont le maire, le conseil municipal et son directeur général, ainsi que des liens privilégiés du Conseil régional de l’environnement de la Montérégie avec certains acteurs clefs de la région, Sorel-Tracy a été retenue comme l’une des deux communautés pilote d’une démarche d’A21L, l’autre étant celle de Saint-Félicien.
 
 
  Les motivations de la démarche...
 
On associe à Sorel-Tracy une vocation maritime et industrielle, une vocation largement déterminée au 18e siècle par la position géographique de la ville (disponibilité de forêts de pins et de chênes de qualité ainsi que de deux grands cours d’eau navigbles). Ces secteurs économiques, véritables moteurs de l’économie de Sorel-Tracy, ont connu des moments de grande effervescence, mais également leur lot de difficultés. Après avoir été au centre de deux grandes périodes de prospérité économique, une première de 1730 jusqu’à la fin du 19e siècle (exploitation de la forêt et construction maritime), et, une deuxième, lors de la Seconde Guerre mondiale (production d’armements), l’économie de Sorel-Tracy a décliné dans les années 1980 alors que grèves et fermetures d’usines se sont multipliées. L’industrie maritime s’est alors effondrée alors que les secteurs de la métallurgie, des produits métalliques et des machineries industrielles ont pris de l’importance.
 
L’A21L de Sorel-Tracy s’inscrit donc dans la continuité d’un mouvement régional amorcé dans les années 1990 en réaction à sa dévitalisation économique. La région du Bas-Richelieu, avec Sorel-Tracy à sa tête, a amorcé, dans un premier temps, un changement de cap afin de diversifier l’offre d’entreprises et de reconvertir l’industrie manufacturière. On a alors misé tout particulièrement sur le développement de l’industrie de l’environnement et de l’écotourisme. Puis, au début des années 2000, sous l’influence d’une prise de conscience élargie des enjeux de la communauté, ce virage a pris de l’envergure afin de faire de Sorel-Tracy une région d’excellence en DD. Ce repositionnement stratégique, soutenu par les efforts de différents acteurs institutionnels et municipaux, a rendu la région réceptive aux projets novateurs et rassembleurs, aux nouvelles façons de faire et a donné une nouvelle motivation, voire aura, à la région. Dans cette perspective, l’A21L est un outil d’intervention supplémentaire pour aller dans cette direction. Les objectifs généraux motivant la démarche de l’A21L de Sorel-Tracy sont les suivants :
 

illustrer les nouvelles valeurs émergentes de la société ;

dégager une perspective à long terme et créer un rêve collectif auquel un nombre croissant de personnes ou de groupes peuvent adhérer (« où veut-on aller comme collectivité ? ») ;

renforcer le sentiment d’appartenance et accroître la cohésion sociale ;

encourager une participation plus active et plus intéressante de la population afin qu’elle se sente impliquée dans les décisions des divers projets à entreprendre pour Sorel-Tracy ;

donner une meilleure qualité de vie aux membres de la collectivité en réalisant des gains sociaux, économiques et environnementaux.

 
 
  La structure de travail
 
Le projet pilote est administré par le Centre Québécois de développement durable (CQDD) et encadré par un « comité de coordination ». Ce comité constitue une plate-forme d’échanges et de réflexions sur l’ensemble du projet pour les quatre organisations instigatrices.
 
La démarche de l’A21L de Sorel-Tracy, quant à elle, a été soutenue par un « comité de parrainage » (ou comité A21) auquel ont pris part une quinzaine de membres. La constitution du comité a été initiée et encadrée par un groupe de travail auquel prenaient part le maire, le directeur général, le responsable aux communications de la Ville de Sorel-Tracy, les représentants du Groupe d'études interdisciplinaires en géographie et environnement régional (GEIGER) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et du Conseil Régional de l’environnement de la Montérégie (CREM) ainsi que le directeur général du Centre local de développement (CLD). Ce groupe a estimé que la participation affichée et affirmée de leaders locaux (politiques, administratifs, professionnels et citoyens) dans la direction de la démarche lui donnerait une certaine crédibilité, profondeur et rayonnement. Bien que le maire, une conseillère municipale et le directeur général de Sorel-Tracy soient présents au sein de ce comité, il est alors souhaité que le leadership de la démarche soit assumé par l’ensemble des membres du comité.
 
Ceux-ci ont été choisis et sollicités par la Ville de Sorel-Tracy sur la base de leur représentativité, des différents points de vue thématiques dans la communauté de Sorel-Tracy, de leur capacité de mobiliser leur milieu ainsi que de leur intérêt et capacité à collaborer pour créer des synergies. La participation de chaque membre s’est faite généralement sur une base individuelle et « bénévole », mais certains étaient dégagés par leur employeur.
 
Le comité de parrainage a été appuyé par un « comité technique ». Ce comité déployait les efforts nécessaires au progrès du comité de parrainage (planification, rédaction, présentation, formation, etc.). Les tâches ont été planifiées et réalisées par le CREM en collaboration avec l’UQAM et le président du comité de parrainage. Quant au secrétariat du comité, il a été assumé par les professionnels des communications de Sorel-Tracy. Les salles, et le matériel sont fournis par la Ville. Celle-ci a également assumé certains frais de photocopies, de pauses santé et de repas lors des formations ainsi que de conférences.
 
Les réunions du comité de parrainage ont débuté en juin 2005, une fois le comité constitué, pour se terminer en juin 2006, moment où la rédaction de l’A21L a été complétée. Ces rencontres, d’une durée de 3 heures, se sont déroulées à raison d’une rencontre par période de 3 ou 4 semaines. Ce niveau d’intensité de travail du comité a été établi sur la base d’un compromis entre la disponibilité des membres et les exigences de la démarche d’A21L.
 
 
  Le déroulement de la démarche
 
Le projet pilote a débuté en janvier 2005 et s’est terminé en décembre 2006. C’est le 15 février 2005, lors d’une conférence de presse, qu’a été annoncé le début de la démarche d’A21L de Sorel-Tracy. Un comité chargé de parrainer la démarche a ensuite été constitué (voir la section précédente sur la structure de travail). La démarche d’élaboration de l’A21L de Sorel-Tracy s’est déroulée en quelques étapes ; c’est entre juin 2005 et juillet 2006 que les activités ont été les plus soutenues à Sorel-Tracy (consultez la section sur l’A21L sur le site Internet de la Ville de Sorel-Tracy)
 
D’abord, les efforts ont porté sur la production d’un diagnostic territorial de DD. Les travaux du comité de parrainage, les plus importants de la démarche en terme de temps d’ailleurs, se sont appuyés sur des études et portraits sectoriels du territoire de Sorel-Tracy produits par le passé. Le diagnostic fait sommairement le point sur la situation qui prévaut, identifie des préoccupations, des acquis et, surtout, quelques défis auxquels fait face la communauté de Sorel-Tracy. Ce diagnostic traite tout autant des défis du développement (« là où on veut se rendre ») que des défis en lien avec les processus pour y arriver (« comment s’y rendre »). Pour chaque défi, les éléments suivants sont précisés : la nature du défi (le descriptif des défis), le contexte du défi dans une perspective de DD (réflexions générales, préoccupations et acquis), la documentation associée à l’enjeu, les principaux intervenants. Suite à la diffusion de ce diagnostic sur le site Internet de la Ville de Sorel-Tracy et dans quelques édifices publics, des citoyennes et citoyens ont fait part de leurs commentaires par écrit.
 
Par la suite, le comité de parrainage s’est attardé à l’ébauche d’ une vision préliminaire qui soit l’écho des aspirations de la communauté soreloise. Ont également été ciblés quelques orientations qui devraient être prises par l’ensemble de la communauté ainsi que des objectifs à atteindre. Une consultation publique, tenue en mai 2006, a été l’occasion pour une centaine de membres de la collectivité de réagir et faire connaître leur point de vue sur le diagnostic, sur la vision et sur les actions qui devraient être prises pour mettre en œuvre le DD de Sorel-Tracy.
 
Fort des résultats issus de la consultation, le comité a produit un A21L, qui s’apparente plus à un cadre d’intervention concis qu’à un plan d’action très détaillé, cumulant les suggestions de chauqe membre (voir le document). Il semblait préférable d’éviter de produire un plan volumineux qui aurait été perçu comme étant dispersé et inaccessible pour la très grande majorité de la population. Le cadre d’intervention est donc doté d’une vision, d’orientations (changements à réaliser) et d’objectifs à l’image de la communauté de Sorel-Tracy. Certaines actions proposées par la population et les membres du comité ont été regroupées afin de constituer des chantiers, des axes prioritaires d’intervention. Cette approche ouverte et flexible permet d’encadrer la complexité sans la contraindre. Elle permet aux individus et organisations de choisir les modes d’intervention qui leur conviennent dans une perspective collective.
 
L’A21L de Sorel-Tracy a été adopté par le conseil municipal de Sorel-Tracy en juillet 2006. Après des efforts pour produire un document accessible et attrayant, l’A21L a été lancé officiellement en novembre 2006 lors d’un 5 à 7. Puis, en décembre 2006, l’A21L a été présenté à la population lors d’une rencontre publique sur sa mise en œuvre. Des ateliers ont permis de préciser différentes pistes d’action pouvant être mises en œuvre dans le cadre des quatre chantiers ciblés par l’A21L :
 

une collectivité où chacun a sa place (social) ;

moins d’énergie pour plus (économie) ;

ensemble responsable de son environnement (aménagement du territoire pour environnement) ;

un chantier central : Vivre ma ville

 
Surtout, à l’occasion de cet événement, les participantes et participants ont été invités à s’impliquer personnellement dans l’action par la signature d’une déclaration d’engagement. Ils ont également été conviés à faire la promotion du DD et de l’A21L dans leur milieu afin que d’autres individus et organisations adhèrent à la démarche.
 
Terminons en soulignant qu’afin de stimuler et faciliter la démarche d’A21L, des actions de communication (communiqués de presse, articles, chroniques à la radio, mise en ligne d’une page Internet), de formation (aux membres de comité de parrainage, aux élus et fonctionnaires de la Ville ainsi qu’au comité consultatif d’urbanisme) et d’évaluation de la démarche ont été réalisées.
 
 
  Le suivi
 
Un comité de suivi de l’A21L de Sorel-Tracy a été constitué à l’automne 2006 et a pris la relève du comité de parrainage. Le leadership du comité et les ressources financières nécessaires au fonctionnement de celui-ci sont assumés par la Ville de Sorel-Tracy.
 
Le mandat de ce comité n’est pas encore précisé. Toutefois, il est entendu que celui-ci devra être centré sur la mise en œuvre concrète de l’A21L par ses parties prenantes. L’une des tâches envisagée du comité est de soutenir l’identification et la mise en place d’outils de suivi des actions. Une première action pourrait être de doter Sorel-Tracy dès le printemps 2007 d’un tableau de bord en DD ; cet outil donnerait une vision générale de la situation et des avancées effectuées. Aussi, un suivi plus spécifique des actions entreprises pourrait être réalisé en s’appuyant sur les engagements de chacun des partenaires de l’A21L. Sur une base régulière, ces partenaires pourraient faire rapport au comité de suivi des actions complétées et celles amorcées. Une fois compilés, les résultats seraient communiqués à la communauté lors d’une activité formelle (conférence de presse, colloque, etc.).
 
 
  Les réalisations
 
De façon générale, on peut affirmer que démarche d’A21L est un jalon de plus vers la mise en œuvre d’un DD. D’abord, la démarche a été l’occasion de former et de faire interagir des individus influents dans la communauté dans ce cadre de DD. Aussi, la démarche a permis de poser un jalon supplémentaire, d’insuffler de l’énergie aux efforts de repositionnement stratégique de la région. Par conséquent, on peut affirmer que la démarche de l’A21L a contribué, même modestement, à cette vision commune de la nouvelle identité soreloise.
 
L’A21L n’ayant été que très récemment présenté à la communauté de Sorel-Tracy, les résultats qui pourraient en être issus s’en trouvent limités. Certaines personnes impliquées dans les travaux de l’A21L ont pu adopter des pratiques compatibles avec l’A21L avant même que celui-ci soit adopté formellement (par exemple, modifications au diagnostic du plan d’urbanisme pour le rendre compatible au diagnostic de l’A21L). Toutefois, étant donné que l’A21L de Sorel-Tracy est avant tout un cadre d’intervention plutôt qu’un plan d’action détaillé, plusieurs individus et organisations peuvent s’en inspirer, sans afficher et déclarer ouvertement que leurs actions en découlent.
 
Aussi, précisons qu’un plan d’implantation opérationnel de certaines initiatives en lien avec l’A21L a été élaboré par le Technocentre en écologie industrielle de Sorel-Tracy et soumis au Conseil municipal de la Ville. L’une des mesures du plan est de poursuivre la caractérisation des milieux naturels de Sorel-Tracy. Cette caractérisation, précédemment amorcée lors de l’élaboration de l’A21L, pourrait mener à l’élaboration d’un plan de gestion des milieux naturels sur la base de leur valeur respective et ce, afin d’encadrer certaines formes de développement du territoire jugées inacceptables sur les plans sociaux et écologiques.
 
 
  Les leçons apprises et les défis relevés
 

L’Agenda  21 local : entre le mythe et la réalité

Le DD est une hypothèse de développement et l’A21L un outil pour le planifier de façon stratégique et concertée. L’A21L ne constitue pas le Saint Graal du développement local. Il est important de démystifier et démythifier le concept dès le début de la démarche et tout au long de celle-ci. De sorte, qu'on évite de créer confusion, ambiguïté, fausses attentes, déceptions et surtout, démobilisation. Aussi, il est important de saisir que l’A21L ne constitue pas une fin en soi. Ça n’est que le début pour certains, un jalon de plus pour d’autres, d’un processus itératif et à long terme de mise en œuvre du DD dans la collectivité.

 
Une démarche qui demande expérimentation, apprentissage et adaptation 
 

Les A21L présentent des objectifs et des formes fort variables. De même, il n’existe pas une seule et unique façon d’élaborer un A21L. Si les différentes méthodes de planification stratégique peuvent servir de cadre général pour la démarche A21L, il importe de les adapter à cette approche holistique, participative et mobilisatrice. Il faut éviter de se limiter et de se cantonner dans une démarche technique standardisée. Une telle démarche sans âme ne permet pas d’initier et de créer des synergies nécessaires pour vaincre les inerties. Une démarche A21L apporte une complexité nouvelle (approche intégrée, multisectorielle et multiacteurs), laquelle exige appropriation, innovation et expérimentations par le porteur et les parties prenantes de la démarche. Il est donc nécessaire pour ceux-ci, particulièrement les individus impliqués dans la structure de coordination de la démarche (par exemple, le comité de parrainage) d’aborder cette démarche, particulièrement lors de la phase d’élaboration de l’A21L, avec humilité et ouverture. Il est essentiel d’aménager des moments pour réaliser les apprentissages nécessaires et d’évaluer la progression de la démarche, son efficacité et sa portée.

Cette approche exploratoire nécessite toutefois un certain équilibre dans la gestion des étapes de la démarche d’A21L. En effet, si l’imposition d’un échéancier stricte peut amener à brusquer la réalisation des différentes étapes du processus d’élaboration de l’A21L, il faut éviter, toutefois, de faire en sorte de prolonger les exercices de diagnostic et de planification stratégique, car il y a un danger réel de démobilisation. Il semble bien que « l’action », associée à cet attrait de « faire changer les choses », mobilise bien plus que la « réflexion » tant pour les membres de la structure de coordination que les citoyens.

 
Au-delà du cadre d’intervention : les outils stratégiques essentiels
 
De façon générale, la démarche menant à l’A21L permet de définir un avenir prometteur et partagé ainsi que des actions pour y arriver. On conviendra donc qu’après avoir fait naître un A21L, il faut le faire vivre en passant des intentions vertueuses aux actes. Sans quoi les efforts pour élaborer un A21L perdent de leur sens et de leur crédibilité. Si l’identification des changements souhaités constitue une part importante de la démarche, le principal défi réside plutôt dans la réalisation de ces changements suite à l’adoption de l’A21L. Peu importe la justesse du diagnostic territorial de DD (état des lieux), de la vision et des orientations que l’on se donne, différents facteurs peuvent concourir à maintenir l’inertie et freiner les changements. Sans la mise en place d’outils pour stimuler et gérer les actions émergentes, on peut croire qu’il sera difficile d’apporter des modifications cohérentes et efficaces dans la communauté.
 
D’abord, pour qu’il y ait changement, il y a nécessité d’avoir une compréhension, une prise de conscience et un positionnement face à la situation qui prévaut et au concept de DD. Il ne peut y avoir de changements, sur une base volontaire à tout le moins, sans éducation et formation. Or, force est de constater, que dans une société où chacun est très accaparé dans sa vie personnelle et professionnelle, c’est un luxe que de se rendre disponible intellectuellement sur des sujets qui, pour certains, relèvent de l’utopie. Différentes stratégies de sensibilisation, d’apprentissages et d’appropriation, sont donc nécessaires pour mettre en œuvre des actions dans le cadre de l’A21L.
 
Aussi, ne l’oublions pas, les actions réalisées dans le cadre de l’A21L local se font généralement sur une base volontaire. Il peut être souhaitable de développer des stratégies de marketing socio-communautaire et des outils pour encourager les organisations à se responsabiliser et à réaliser des actions. Dans cette perspective, on peut faire l’hypothèse qu’une structure locale (notamment un comité de suivi), dotée de ressources appropriées ayant le mandat d’encadrer, de stimuler et de faire le suivi de la démarche de mise en œuvre de l’A21L local, est essentielle.
 
Tout au long de la démarche d’élaboration de l’A21L, il est important d’accorder une attention particulière à l’identification d’outils stratégiques, aux mécanismes et aux compétences des ressources humaines qui permettront de faire vivre l’A21L. Leur mise en place dans les meilleurs délais permettra de maintenir l’effervescence associée à l’A21L, d’en assurer la crédibilité et la pérennité.

 
  Consultez les documents issus de l’Agenda 21e siècle local de Sorel-Tracy
 
 
 
L’auteur remercie Yves Fortin, président du comité de parrainage, pour sa contribution à la réflexion et ses commentaires sur le texte.
 
 

 Comment citer ce texte ? 

DROUIN, D. (2007). « L’Agenda 21e siècle local de Sorel-Tracy. Relever les défis du 21e siècle ». Dans GAGNON, C. (Éd) et E., ARTH (en collab. avec). Guide québécois pour des Agendas 21e siècle locaux : applications territoriales de développement durable viable, [En ligne] http://www.a21l.qc.ca/9551_fr.html (page consultée le jour mois année).

 
 
 
 Sites Internet
 
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