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Là où le patrimoine culturel, la qualité de vie et l'environnement riment avec développement durable |
Résumé En juin 2006, Ville de Baie-Sain-Paul (Québec) a adopté un plan d’action pour la réalisation de son Agenda 21e siècle local. La démarche a commencé en mai 2005 et, un an plus tard, la Ville adoptait son plan. La participation de la population est un facteur clé dans cette démarche de planification de développement durable. La communication participative s’avère un outil pour favoriser la participation de tous les acteurs de la collectivité et ce à toutes les étapes de la démarche. Imprimer la page
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 | Le territoire de Baie-Saint-Paul |  |  |
La ville de Baie-Saint-Paul se trouve dans la région de Charlevoix, à une centaine de kilomètres de la ville de Québec. Charlevoix s’étend le long de la rive nord du fleuve Saint-Laurent sur un territoire de 6 000 km2. La région se caractérise par la qualité exceptionnelle de son environnement et a reçu, en 1988, le statut de Réserve mondiale de la biosphère par l’UNESCO. Historiquement, l’une des premières régions touristiques du Canada. Baie-Saint-Paul fait partie de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Charlevoix qui regroupe six municipalités.  © François Rivard
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Près de 13 200 personnes habitent le territoire de la MRC de Charlevoix, territoire qui se compose principalement de forêt (84 %) et de terres agricoles (9 %). Baie-Saint-Paul représente près de 55 % de la population de la MRC de Charlevoix pour un total de 7 290 habitants (Statistique Canada, 2001). C’est le centre commercial et institutionnel de la MRC de Charlevoix.
Baie-Saint-Paul figure parmi les premiers endroits du Québec à avoir été colonisés. Dès le 18e siècle, des Français s’y installent pour l’exploitation de la forêt et, plus tard pour l’agriculture. Elle recèle un paysage contrasté de montagnes et de mer, véritable barrière naturelle qui l’a gardée longtemps isolée du reste du Québec. La beauté de son patrimoine naturel et culturel ainsi conservée a attiré de nombreux peintres lui conférant sa réputation de « paradis des artistes ». Baie-Saint-Paul a aussi le statut de « zone habitée » de la Réserve de la biosphère de Charlevoix. Au début du 19e siècle, Baie-Saint-Paul se trouve à un tournant de son développement. Elle est passée d’une économie d’abord basée sur l’agriculture et la foresterie, jusque dans les années 1960, à une économie tertiaire où prédomine le secteur des services, dont le tourisme, la santé et les services sociaux. Au cours des vingt dernières années, la municipalité a travaillé activement au développement de son industrie touristique. Des projets de grande envergure ont vu le jour : 
| la construction d’un centre d’exposition national reconnu par le ministère de la Culture et des Communications du Québec ; | 
| la revitalisation du centre-ville avec l’implantation d’une trentaine de galeries d’art et autant de restaurants et boutiques ; | 
| le développement de la station de ski alpin : le massif impliquant des investissements de plus de 30 millions de dollars ; | 
| la collaboration de la Société des établissements de plein air du Québec (Sepaq) dans le développement du Parc national des Grands-jardins ; | 
| un projet récréotouristique majeur, situé au cœur de la ville, dans un territoire zoné agricole et impliquant le train de voyageurs de Charlevoix ; | 
| et l’aménagement du parc du boisé du quai. |
Depuis les dix dernières années, la municipalité a travaillé à améliorer la qualité de vie des citoyens, notamment en adoptant une politique familiale et une politique culturelle. Elle s’est attaquée à développer son secteur industriel pour renforcer et diversifier son économie. Elle a implanté un Centre local de développement (CLD) pour aider au démarrage d’entreprises. C’est dans ce contexte que la Municipalité de Baie-Saint-Paul a tenu un Sommet économique (avril, 2003) auquel ont participé une centaine de personnes, surtout des acteurs économiques. Une trentaine de projets sont ressortis de ce sommet économique. Une année plus tard, la Ville de Baie-Saint-Paul présentait le bilan des réalisations ainsi que les projets prioritaires à réaliser pour 2005 : 1. | rédiger une politique de développement durable (DD) ; | 2. | réaliser un plan de développement touristique ; | 3. | protéger les paysages, les mettre en valeur et en permettre l'accessibilité ; | 4. | ériger une salle multifonctionnelle (congrès et événements socioculturels) ; | 5. | créer une zone industrielle ; | 6. | améliorer l'accessibilité routière de la ville. |
 Le projet de rédiger une politique du DD a été retenu comme le projet prioritaire, puisque les acteurs étaient conscients qu'il chapeautait et qu'il orientait le développement de tous les autres projets. Dans ce contexte, l'outil de l'A21L est apparu comme le mieux adapté parce qu'il permet l'élaboration et la mise en oeuvre d'un plan stratégique à long terme, capable de répondre aux réalités locales en ce qui a trait au DD d'un territoire. Il permet donc de planifier le développement à long terme de la Ville en collaboration avec tous les acteurs de la collectivité. |
 | Quelle est la structure de travail ? |  |  |
Le comité de l’A21L est constitué de l’ancien comité de suivi du sommet économique qui a été élargi, passant de onze à seize membres, afin de permettre la représentativité des secteurs économique, social et environnemental. Le secteur économique regroupe : 
| des représentants de la Société d’aide aux collectivités ; | 
| le Centre local de développement (CLD) ; | 
| l’Association des gens d’affaires ; | 
| l’Union des producteurs agricoles (UPA). |
Le secteur social rassemble : 
| des représentants du Centre des services sociaux et de la santé (CSSS) ; | 
| d’un organisme jeunesse (12 à 17 ans) ; | 
| du secteur de l’éducation ; | 
| d’un groupe représentant les aînés. |
Le secteur environnemental réunit : 
| un représentant des parcs nationaux ; | 
| un citoyen corporatif ; | 
| un citoyen ; | 
| un représentant de l’industrie touristique. |
Tous les membres du comité ont été désignés par l’organisme qu’il représente. Tous agissent bénévolement et sont, de plus, citoyens de Baie-Saint-Paul. Les rôles de président et de porte-parole du comité sont cependant demeurés sous la responsabilité du maire. Le comité est appuyé par un fonctionnaire, soit le directeur général de la Ville, un élu et, en plus, une chargée de projet. Le comité de l’A21L a le statut de comité aviseur du Conseil de ville de Baie-Saint-Paul. Il a pour mandat de réaliser un A21L et un plan d’action ainsi que d’en faire le suivi. Le comité de l’A21L de Baie-Saint-Paul s’est réuni une fois par mois en moyenne. Cependant, avant les assemblées publiques, le rythme des rencontres augmentait à raison de deux fois par mois, allant jusqu’à une fois par semaine. La chargée de projet, embauchée par la Ville, a été affectée à la recherche, la rédaction et la communication des documents produits, et ce, afin d’appuyer les discussions et les décisions du comité responsable composé de bénévoles et de représentants d’organisations. Lors des rencontres du comité, la chargée de projet présentait le résultat de ses recherches qui servaient de base à des échanges horizontaux visant à bonifier les documents. Un fois les documents approuvés (le diagnostic, le plan d’action, les présentations PowerPoint, l’ A21L final) par le comité de l’A21L, ils étaient rendus accessibles aux citoyens sur Internet et dans les trois édifices municipaux. Les membres du comité de l’A21L se sont impliqués dans la diffusion de l’information quant à la tenue des assemblées publiques ainsi que dans leur animation. Ils ont agi à titre d’ambassadeurs de l’A21L dans leur réseau professionnel d’influence. Au cours des assemblées publiques, une ressource externe a été chargée de la prise de note et de la rédaction des comptes rendus. |
 | Quel est le déroulement de la démarche de l’Agenda 21e siècle local de Baie-Saint-Paul ? |  |  |
Dans le cadre de notre démarche, nous avons découvert que le Centre québécois du développement durable ( CQDD) débutait la même démarche pour les municipalités de Saint-Félicien et de Sorel-Tracy, en collaboration avec l'Université du Québec à Chicoutimi ( UQAC). Nous les avons donc contactés et, dès lors, une étroite collaboration s’est établie. Nous avons échangé sur nos façons de faire, basées sur la méthodologie d’élaboration d’un A21L recommandée par le Réseau des Agences Régionales de l'Énergie et de l'Environnement ( RARE) qui comporte cinq étapes: 
| préparation ; | 
| diagnostic ; | 
| élaboration d'une vision et de la politique ; | 
| élaboration d'un plan d'action, | 
| mise en œuvre et suivi des actions. |
L'engagement public des élus a été le point de départ et la première étape menant à la réalisation de l'A21L. Un article publié dans le journal municipal de la Ville en mai 2005 apprenait aux citoyens que le comité de suivi du Sommet économique de Baie-Saint-Paul constituait désormais le comité de la politique du DD. Par cet article, la Ville et son comité s’engageaient à réaliser un A21L. Pour réaliser le diagnostic sur l'état de durabilité du territoire de Baie-Saint-Paul, le comité s'est inspiré du modèle de l'État des lieux de la communauté de Saint-Félicien dans une perspective de DD et viable ( Arth et Gagnon, 2005) qui présentait certaines problématiques similaires à celles rencontrées à Baie-Saint-Paul et qui avait comme avantage de fournir un cadre conceptuel clair où les indicateurs étaient bien définis. |
 | Comment travailler en synergie avec la population locale? |  |  |
C’est une question fondamentale à la réussite. Nous avons d’abord présenté l’état de durabilité du territoire de Baie-Saint-Paul aux cadres municipaux lors d’une séance de travail intensive. Nous avons alors ajusté notre document, puis nous l’avons présenté aux citoyens lors de six assemblées publiques tenues à l’automne 2005. Afin de rejoindre le plus possible les éléments clefs de la collectivité, nous avons aussi rencontré deux groupes de jeunes, âgés entre 12 et 17 ans, qui nous ont exposé leur vision de Baie-Saint-Paul, ville rêvée. Au total, plus de 200 personnes se sont déplacées pour venir partager l’état de durabilité du territoire de Baie-Saint-Paul, pour débattre des grands enjeux dégagés et enfin, pour suggérer des pistes de solution qui répondent aux défis que pose le DD de notre collectivité. D'une durée de 2 h 30, les assemblées publiques se sont déroulées en deux temps. La première partie consistait à recueillir des idées pour élaborer la vision de l’A21L à l‘aide la « fantaisie guidée», exercice proposé par le Réseau Québécois des Villes et Villages en Santé ( RQVVS) comme point de départ d'une planification stratégique. Cette activité ludique est un outil extraordinaire qui amène les gens à s'exprimer librement sur leur conception d'une ville idéale. La seconde partie se voulait une présentation des sept thématiques et des quinze enjeux que pose la problématique du DD sur le territoire de Baie-Saint-Paul. Cela ouvrait sur des échanges visant à dégager des pistes de solutions à inscrire dans le plan d'action de l’A21L. La rédaction du plan d'action et de la vision de l'A21L a été réalisée à partir des suggestions et de pistes d'action proposées par les citoyens lors des consultations publiques. Le plan d'action de l'A21L, incluant la vision et les orientations, a fait l'objet de consultations internes auprès des cadres de la Ville qui auront à l'appliquer. L’A21L a ensuite été présenté lors d'une consultation publique au mois de juin 2006 et il a été adopté par le Conseil de ville le 26 juin 2006. Il a fait l’objet d’une publication qui a été distribuée à tous les résidants de Baie-Saint-Paul. L'A21L sert de plan stratégique de DD pour Baie-Saint-Paul. |
 | Comment assurer la réalisation du plan d’action et en faire le suivi ? |  |  |
Le comité de l’A21L de Baie-Saint-Paul demeure en place et conserve son statut de comité aviseur du conseil de Ville. Les rencontres du comité de l’A21L se feront au rythme de deux par année: une à l’automne, avant l’adoption des budgets (en septembre) pour fins de recommandations aux élus, et, une autre au printemps pour suivre l’état d’avancement des actions du plan d’action. Les membres du comité de l’A21L ont adopté unanimement une grille d’analyse qui est disponible sur le site Internet de la Ville. Cette grille se veut un outil qui permet d’analyser des projets présentés par des promoteurs externes pour faire des recommandations visant à améliorer le projet dans une optique de DD. Chaque membre du comité de l’A21L de Baie-Saint-Paul s’est engagé à utiliser la grille, avec leurs outils d’analyse existants, dans leur organisme respectif. Par ailleurs, le comité de l’A21L a créé un sous-comité d’analyse de projets formé de la chargée de projet A21L et de trois membres du comité de l’A21L (un par secteur : social, environnemental et économique) et d’un élu. Il est stipulé que deux des membres sont des femmes. La chargée de projet fera aussi partie d’un comité d’analyse interne des projets municipaux formé de fonctionnaires de la Ville. Ainsi, elle fera le pont entre l’analyse des fonctionnaires et celle du comité d’analyse A21 pour rédiger des recommandations globales, entérinées par le comité de l’A21L, qui seront présentées au conseil de Ville par rapport aux projets de développement qui leur sont soumis. Il est prévu qu’une présentation annuelle (en avril), destinée à la population locale, fera le bilan sur l’état d’avancement des actions planifiées dans l’A21L présenté. Ce sera aussi une occasion d’échanger avec les citoyens dans le but d’améliorer le plan d’action et de l’ajuster aux nouvelles réalités. |
 | Quelles sont les réalisations de l’Agenda 21e siècle local de Baie-Saint-Paul ? |  |  |
Baie‑Saint-Paul a été la première ville du Québec à avoir adopté son A21L et son plan d’action, le 26 juin 2006. Il s’agit là d’un geste concret en faveur du DD et d’une contribution locale à la sauvegarde de notre planète. Cette implication notable pour que le DD soit de plus en plus tangible sur son territoire lui a valu d’être choisie parmi l’ensemble des municipalités du Québec pour l’implantation du projet Habitat-07, les compagnons du rebut global. Ce projet constitue la première action de l’A21L de Baie-Saint-Paul. Il consiste en la construction d’un bâtiment écologique qui fera l’objet d’une série de treize épisodes de trente minutes, télédiffusée à l’hiver 2007 sur les ondes de Télé-Québec. Ce bâtiment servira à sensibiliser et informer la population sur les pratiques de construction et les formes d’énergie liées au DD. Il servira aussi de poste d’accueil du parc municipal du boisé du quai. De plus, la Ville de Baie-Saint-Paul a obtenu un prix national d'excellence du RQVVS (2006) pour la réalisation de son A21L, première municipalité au Québec à avoir réalisé son plan d'action de DDV. L’A21L de Baie-Saint-Paul a retenu l’attention du jury car il constitue un exemple de démarche de planification municipale centrée sur les principes du DD et ayant l’implication des citoyens au cœur du devenir de la communauté. |
 | Quels leçons et quels défis ? |  |  |
Pour être durable, le développement doit tenir compte des facteurs humains et doit permettre aux communautés concernées de décider elles-mêmes des objectifs à atteindre et des moyens pour y parvenir. Pour ce faire, l’A21L est un excellent outil. Il s’inscrit dans les modèles de développement par « le bas » qui place l’humain au centre des préoccupations. La participation citoyenne est la clef permettant de réaliser un A21L. Pour faciliter la participation citoyenne, la communication participative s’avère un outil de premier ordre. Les processus à mettre en place sont essentiellement interactifs et participatifs à tous les niveaux. L’approche de « communication à la base, appelée aussi communication communautaire qui s'appuie surtout sur les médias légers (vidéos, affiches, diaporamas, etc.) » (Bessette et Rajasunderam, 1996), est celle que nous avons retenue pour favoriser la participation citoyenne aux assemblées publiques. Lors des assemblées publiques, nous avons préféré créer des groupes homogènes (Arnst in Servaes et al, 1996) pour pousser la recherche de solutions plus en profondeur et pour encourager le dialogue entre les participants. Ce choix s’est avéré judicieux puisque les participants se sont exprimés librement et ont proposé plus de cinquante actions à inscrire au plan d’action de notre A21L. Par ailleurs, les conférences, les articles dans les médias locaux, la réalisation d'un projet concret – dans le cas de Baie-Saint-Paul, le projet Habitat 07 – contribuent à maintenir l’intérêt de la population et à prouver que le plan d’action de l’A21L est en cours de réalisation et qu’il ne s’agit pas là « d’un projet remisé sur les tablettes ». Les principales difficultés que nous avons rencontrées se trouvent dans la réalisation de l’état de durabilité du territoire ( état des lieux). Au Québec, les données facilement disponibles sont répertoriées par région administrative. Baie-Saint-Paul est incluse dans la région de Charlevoix qui est une sous région de la Capitale nationale. Il a donc été difficile d’obtenir des données à l’échelle du territoire municipal. Par ailleurs, peu de données environnementales sont disponibles. Le gouvernement concentre ses actions sur les phénomènes environnementaux qui nécessitent des interventions immédiates et fait peu de prévention. Ainsi, si le territoire ne présente pas de problème de pollution évident pour les cours d’eau, la qualité de l’air, la forêt, l’agriculture, etc, il est difficile d’obtenir des données pour les indicateurs. La démarche de l’A21L de Baie-Saint-Paul a été financée presque entièrement par la municipalité. Il serait difficile pour une plus petite municipalité de réaliser son A21L, si l’aide financière n'était pas disponible, et ainsi s’adjoindre les services d’une personne qualifiée. L’implantation de l’A21L dans la structure municipale et l’implication de tous les employés demeurent à ce jour notre principal défi. L’appui indéfectible du conseil de Ville et de la direction générale sera nécessaire pour arriver à se donner les moyens pour réussir. À suivre… |
 | Consultez les documents issus de l’A21L de Baie-Saint-Paul |  |  |
Comment citer ce texte ?
TREMBLAY, L-A. (2007). « L’Agenda 21e siècle local de Baie-Saint-Paul. Où patrimoine culturel, qualité de vie et environnement riment avec développement durable ». Dans GAGNON, C. (Éd) et E., ARTH (en collab. avec). Guide québécois pour des Agendas 21e siècle locaux : applications territoriales de développement durable viable, [En ligne] http://www.a21l.qc.ca/9552_fr.html (page consultée le jour mois année). |
BESSETTE, Guy, et C.V. RAJASUNDEAM (Dir). (1996). La communication pour le développement en Afrique de l’Ouest et du Centre : vers un agenda d’intervention et de recherche, Ottawa, Centre de recherche pour le développement international (CRDI), 138 p. SERVAES, J., T.L. JACOBSON et S.A., WHITE. (1996). Participatory Communication for Social Change, India, Sage publications, 286 p. Sites InternetRéseau Québécois des Villes et Villages en Santé ( RQVVS)
Consultez aussi les hyperliens dans le texte
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